Saint Nazaire Infos

Démolition de l'ancien hôpital

À la mi-mars 2015, la déconstruction du Centre hospitalier
du Moulin du Pé va débuter. Cette opération d’envergure devrait durer 16 mois. La CARENE insiste sur l'importance de « maîtriser et limiter les nuisances »

La CARENE et le Centre Hospitalier de Saint-Nazaire ont signé un protocole actant la vente des 8 hectares du site du Moulin du Pé pour un montant de 4 millions d’euros.

Un marché de démolition, déconstruction et désamiantage avait déjà été lancé par l’hôpital en accord avec la CARENE. Aussi le groupement Lennuyeux Le Foll-Groupe Pigeon, pour un montant de 3, 7 millions d’euros, financé par la CARENE va-t-il pouvoir ouvrir le chantier de déconstruction  dès la mi-mars pour une durée de 16 mois, soit environ jusqu’au mois de juillet 2016.
Tous les bâtiments principaux seront détruits à l’exception de quelques-uns pouvant trouver de nouveaux usages : les deux parkings, la chapelle ou encore la trésorerie de l’hôpital.

Quartier d'habitat

Un premier avant-projet a été étudié entre novembre 2011 et juin 2012 avec le concours d’un « panel citoyen » issu des sept anciens Conseils de quartiers. Il sera actualisé après de nouvelles concertations avec les habitants.
Cependant la création d'un « boulevard nature », reliant l’étang du Bois Joalland, le Moulin du Pé, Avalix, la Cité scolaire, le parc paysager et le front de mer est déjà décidée. Cet axe « doux et vert » définira la colonne vertébrale d’un projet « végétal » pour le confortable pour les habitants et minimisant l’impact de la voiture.

Le déroulement du chantier

L’opération de démolition de l’ancien centre hospitalier du Moulin du Pé va se dérouler en trois grandes phases qui vont se chevaucher sur certaines périodes.

Enlèvement des éléments intérieurs des bâtiments

Toutes les installations techniques (zones de stockage et de traitement des déchets hospitaliers, salles de radiographies, de scanner, d’IRM) utilisées dans le cadre de l’activité d’un hôpital ne sont plus sur le site.
Lors de cette première phase, qui devra également intervenir après le désamiantage, il s’agira d’ôter (soit à la main, soit mécaniquement) tous les éléments présents à l’intérieur des bâtiments pour ensuite, en fonction des matériaux utilisés, les emmener soit en décharge pour être détruits, soit sur des sites spécialisés pour être recyclés.
Enfin, comme cette intervention se produit dans des milieux fermés, elle ne crée pas de nuisances pour les riverains.
Durée totale (avant et après désamiantage) : 11 mois

Le désamiantage
Cette phase consiste à enlever l’amiante présent dans l’intégralité des bâtiments qui seront détruits, puis de le traiter, dans le plus strict respect de la réglementation en vigueur afin de garantir la protection des personnels du chantier et de l’environnement. Interdit depuis 1997, l'amiante a été utilisé dans de nombreux matériaux en raison de sa grande résistance au feu et de son efficacité isolante.
L’entreprise qui intervient est agréée et bénéficie de toutes les qualifications requises. Elle s’engage à respecter, dès le début de son intervention, les contraintes supplémentaires qui ne seront imposées qu’à partir de juillet 2015, suite à une nouvelle réglementation.
Équipées de combinaisons et de masques, les équipes évoluent dans des zones confinées et calfeutrées afin qu’aucune poussière d’amiante ne puisse sortir à l’extérieur. Une fois enlevés, tous les déchets en amiante sont enfermés dans des sacs hermétiques  à double enveloppe, avant d’être évacués par camions jusqu’à l’entreprise spécialisée et agréée qui va assurer leur vitrification : il s’agit de mélanger de
l'amiante avec des matériaux inertes et du ciment puis de chauffer ce mélange à très haute température (1600 ° C) et ainsi détruire totalement les fibres d’amiante. Il en résulte un matériau inerte de verre : le vitrifiat. Non dangereux, il peut alors être concassé et réutilisé dans le BTP (en sous-couche routière par exemple).
Durée totale : 11 mois

L’abattage des bâtiments

Il s’agit de la phase où le risque de nuisances est le plus important. Pratiquement tous les bâtiments de l’ancien centre hospitalier vont être détruits, dont le tripode qui représente l’ouvrage le plus volumineux. Cette démolition va être effectuée par des pelles mécaniques chacune munie d’un bras articulé de très longue taille (de façon à atteindre le haut des bâtiments) équipé à son extrémité d’un broyeur à béton : une sorte d’énorme pince qui casse les morceaux de béton en resserrant ses mâchoires. Les morceaux sont ensuite concassés sur place pour en faire des matériaux qui seront immédiatement exploitables sur le site pour remblayer les terrains.

De façon ponctuelle et en fonction de la résistance des structures, un brise-roche hydraulique (BRH) pourra être utilisé : il s’agit d’une pelleteuse munie d’un bras articulé dont l’extrémité est équipée d'une sorte de marteau-piqueur de grande taille.
Au total, il peut y avoir entre 5 à 8 engins mécaniques qui interviennent simultanément sur le chantier.
Durée totale : 10 mois

Limiter les nuisances

Compte tenu de l’importance d’un tel chantier en milieu résidentiel et à proximité d’une cité scolaire, tout sera fait pour maîtriser et limiter les nuisances. Une attention particulière sera portée à la gestion des flux des poids lourds, la maîtrise et le contrôle des émissions et de l’exposition au bruit, le confinement du désamiantage, le dégagement de poussière, la propreté du chantier et de ses alentours, la sécurité du site, la protection de l’environnement…

Camions

-  les rotations seront réduites par l’utilisation de bennes à forte capacité et le concassage d’un maximum de matériaux sur le site même ;
- tout se passera à l’intérieur du chantier : aucune occupation du domaine public aux alentours n’est nécessaire ;
-  aucun poids lourd ne circulera à l’ouest du site : ils passeront surtout par le bd Laennec ;
- la circulation des camions sera régulée dans la mesure du possible en fonction des horaires des établissements scolaires voisins ;
les roues des camions seront régulièrement nettoyées sur le chantier et la voirie régulièrement balayée.

Poussière

-  lors du broyage, du concassage et des chargements, la poussière sera abattue par brumisation avant qu’elle ne se propage ;
- des géotextiles seront posés sur les grilles de clôture afin de capter la poussière et d’enrayer sa propagation ;
des merlons seront créés afin de faire barrage.

Bruit

- les plages horaires de travaux annoncées seront strictement respectées : il n’y aura pas de dépassement. Ainsi, le chantier se déroulera du lundi au vendredi de 8 h 00  à 12 h 00  et de 13 h 00 à 18 h 00
(le démarrage des machines pour entretien pourra se faire dès 7 h 30) ;
- le relief naturel du terrain et les hauteurs des bâtiments seront utilisés comme écrans aux ondes sonores ;
-  les émissions sonores des matériels sont réglementées ;
- des merlons anti-bruit seront créés avec une partie des matériaux du site concassés ;
- les moteurs des véhicules en stationnement seront coupés.

Il est précisé que les vents dominants soufflant dans la direction nord - nord-est, les bâtiments au nord du site seront détruits en dernier afin qu’ils fassent office de murs anti-bruit et d’écran anti-poussière le plus longtemps possible.

Informations :

Pour obtenir des renseignements :
- Durant les horaires d’ouverture du chantier, une personne se tient à disposition à l’entrée principale (côté
boulevard Laennec) afin d’apporter des premiers renseignements ou de relayer les questions auxquelles elle n’a pas immédiatement les réponses ;
- Un numéro vert sera inscrit à partir de la mi-mars sur le site internet de la CARENE ;
- Une rubrique spéciale sur le site internet de la CARENE : www.agglo-carene.fr ;
-  Des réunions, les « Cafés Moulin du Pé», seront proposées régulièrement à la Maison de quartier d’Avalix, pour permettre à chacun de rencontrer et d’échanger directement avec les élus et les techniciens qui suivent le chantier ;
- Une exposition permanente sera visible à la Maison de quartier d’Avalix.

Source : document communiqué par la CARENE

24/02/2015 | 2 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 24 février 2015 à 22h00 par bib
ça va encore coûter bonbon en impôts locaux cette histoire.
La Carène se vante et les contribuables payent...
#2 - Le 25 février 2015 à 10h38 par J.R., Saint-nazaire
Qui va payer le démolition (3,7 millions d'Euros) ?

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