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Cliniques mutualistes : les salariés en ont marre de trinquer

Une soixantaine de salariés des cliniques mutualistes de Saint-Nazaire ont manifesté dans la ville ce lundi.

Lundi matin, à Nantes et Saint-Nazaire, les personnels des cliniques mutualistes ont manifesté : la clinique Jules Verne de Nantes, le centre de soins de suite et de rééducation de Saint-Sébastien-sur-Loire, la clinique du Jardin des Plantes de Saint-Nazaire, la polyclinique de l'Océan de Saint-Nazaire ainsi que les centres de soins de suite et de rééducation de Saint-Nazaire et de la Baule. À Saint-Nazaire, ils étaient une soixantaine à se faire entendre entre la Polyclinique de l’Océan et la mairie. La CGT, la CFDT et SUD ont manifesté pour défendre leurs acquis et « pour exiger de vivre et de travailler décemment, afin de garantir partout et pour toutes les personnes soignées dans nos établissements, un accueil et une prise en charge de qualité ».

Les raisons

Avec l’entrée dans la cité sanitaire qui se rapproche, il n’y a pas que les services de l’hôpital de Saint-Nazaire qui sont sur la brèche. Une baisse des effectifs est annoncée, le passage aux journées de 12 heures aussi, … La direction des cliniques mutualistes a décidé de restructurer les services pour faire face et pour répondre aux injonctions de retour à l'équilibre budgétaire de l'ARS. La direction a remis en cause les jours RTT et la convention collective  de 1951 a été dénoncée depuis le 1er septembre 2011. « Cette baisse de RTT signifie plus de travail, plus de fatigue et une baisse des salaires », précisent Annie Devige, déléguée syndicale de la CFDT, et Catherine Aoustin, déléguée syndicale de la CGT.

 

Une situation difficile

Parmi les changements annoncés la diminution des astreintes et des dimanches travaillés, notamment pour le bloc opératoire. « Elles étaient basées sur le volontariat : ceux qui ne voulaient pas les faire, ne les faisaient pas. En contrepartie, nous avions des primes », explique un manifestant. « Les effectifs vont être baissés à seulement deux personnes qui ne seront payées qu’1 € pour la nuit… C’est une perte de 500 à 1 000 € par mois ! », ajoute une jeune femme. Sur les cinq de son service de CDI, elles étaient deux à avoir annoncé faire grève ce matin. Elle seule a pu venir, sa collègue ayant été assignée. « Ce n’était pas une opération importante. On bafoue notre droit de grève », s’insurge-t-elle. Ils sont motivés et ne comptent pas se laisser faire. D’autres mouvements de grève, peut-être couplés avec l’hôpital, vont avoir lieu.

Auteur : AP | 14/02/2012 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 14 février 2012 à 13h22 par REFRACTAIRE a encore frappé !!!
pas facile pas facile

mais quelle solution au manque d'effectifs ? avouons qu'il est aussi un peu tard (je vis essentiellement nos instances) pour réagir.

c'est pas d'aujourd'hui que l'on sait qu'il y a pénurie de personnel qualifié.

y a t il eu une politique mise en place pour lutter contre ce phénomène ? quels budgets en face ?

non on préfère s'exciter sur les prothèses mamaires du "charcutier"

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