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Cité Sanitaire : FO dénonce « la casse hospitalière »

Lors de son assemblée générale statutaire le syndicat FO est revenu sur l’année écoulée et s’en prend à la politique menée par la direction.
Gaël Leturque nouveau secrétaire général
Gaël Leturque nouveau secrétaire général

"Aujourd’hui la politique que mène notre directeur est toujours la même c'est-à-dire :

-Fermeture de services.

-Transfert d’activité, non pas liées à une baisse de celle-ci mais aux *objectifs budgétaires que doit atteindre notre direction et aux exigences de l’A.R.S.

-Fin de contrat.

-Mise en disponibilité.

-Conditions de travails dégradées à tel point que l’effectif présent dans certains services est inférieur à l’effectif minimum gréviste.

-Burn Out.

L’année 2016 a été marquée par différents mouvements au sein de l’hôpital. Greve des brancardiers, psychiatrie, chirurgie, etc .Préavis de grève et grève par les FLE concernant leur mise en stage et l’obtention de grade correspondant a leur fonction et leur qualification, rejet du déménagement des lits de gastro vers la néphro et le G3 dans les conditions imposés par la direction (pas de planning, pas d’effectifs défini par service, pas d’organisation de travail défini) et tout cela pour faire plaisir aux 5 médecins recrutés bien avant la décision de déménager ces lits pour leur faire de la place. 

Pour rappel notre organisation syndicale Force Ouvrière avait pour première revendication l’arrêt de cette restructuration qui va encore diminuer l’offre de soins public au profit du privé. Mouvement de la psychiatrie demandant l’arrêt des suppressions de postes et la fermeture d’un de leur service. Les urgences qui subissent une augmentation constante de leur activité a moyen constant. Toutes ces décisions imposées par la direction entrainent un épuisement professionnel général sur l’ensemble de l’établissement. Tous ces mouvements avaient un point commun ,pouvoir exercer son métier dans des conditions normales et d’autant plus pour les services de soins qui demandent eux, de pouvoir effectuer une prise en charge de nos patients de qualité. 

En même temps tout cela FO le dénonçait avant même que la première pierre de la cité sanitaire soit posée.

Ce Bail emphytéotique dénoncé depuis le début de ce projet qui coute chaque année 27 millions d’euros supporté à 70% par l’hôpital et 30% par les cliniques mutualistes. Comment avec de telles charges peut-on s’en sortir ? La solution trouvée par Francis elle est simple. Comme il n’y a plus de marge de manœuvre sur les infrastructures et la logistique pour faire des économies, il ne reste plus que la fermeture de lits et la suppression de personnels comme solution.

Durant le mois d’octobre et jusqu’à aujourd’hui, le service des urgences malgré une activité normale soit environs 140 passages jour s’est retrouvé avec une vingtaine de patients sur les brancards tout les jours en attente de lits d’hospitalisation. Ont a même eu le droit d’avoir un patient pendant 40 heures aux urgences avec la gale qui a fini par aller se promener dans tout l’hôpital y compris la maternité car il en avait marre d’attendre dans son box. Ce qu’il faut savoir aussi concernant les urgences c’est que lorsque le patient passe sa nuit sur un brancard ou quand il a de la chance d’avoir un lit on lui facture la nuit d’hospitalisation comme si il avait pu bénéficier d’une chambre avec toutes les commodités sans les avoirs. Environ 600 euros. Cette situation intenable n’étant même pas liée à un pic épidémique. La raison de cette situation c’est que la direction a tellement supprimé de postes que nous avons environs 70 lits de libres mais plus de personnels pouvant accueillir les patients. Et dans le même temps nous apprenons que des contractuels reçoivent des fins de contrats alors que le pool de remplacement est déjà dans l’incapacité de pallier aux arrêts dans les services qui pour la pluparts sont liés à de l’épuisement professionnel. Là encore la direction fait preuve de bon sens et multiplie le recours à l’intérim, cherchez l’erreur. Nous avons alerté la direction qui n’a jamais répondu à nos demandes de rencontre concernant cette situation. Alors nous avons également alerté l’A.R.S, la député Marie-Odile Bouillé ainsi que Mme Valante la sous-préfète. Seule la sous préfecture a pris en compte nos alertes et nous a donc reçu début décembre, ce qu’il en est ressortit de cette rencontre c’est que la sous préfecture et la préfecture gère le territoire et que comme lui a si bien répondu Mme Courege directrice de l’ARS c’est elle qui s’occupe de la santé donc qu’elle s’occupe de son ... 

L’année 2016 c’est aussi la grève des hospitaliers  du 8 novembre qui a une nouvelle fois été un succès.. Aujourd’hui ce qu’il faut retenir de la manif et de la grève de novembre c’est que ce n’est que le début. Une autre journée de mobilisation est prévue le 7 Mars à Paris et croyez moi cher camarades cette mobilisations des hospitaliers prouvera à ce gouvernement et au prochain que nous ne nous laisserons pas faire et continuerons à nous battre contre cette loi Touraine avec ses 22000 suppressions de postes et ses 3 milliards d’économies.

Notre organisation syndicale Force Ouvrière se bat également contre les GHT et ces 16000 suppressions de lits. Ce GHT financés en partie par le budget formation de l’ANFH est un hod up de 300 millions d’euros. Ce qui est inacceptable car cette décision va avoir de lourdes conséquences sur la formation professionnel individuelle des agents pour rappel chaque agent cotise à l’ANFH.

Aujourd’hui le combat continu et se durci car comme vous le savez certainement la politique actuelle de la casse hospitalière continue."

28/01/2017 | 0 commentaire
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