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Certitudes sur la reprise de Baudet vendredi

IPE, le repreneur et les salariés des chantiers Baudet étaient mercredi matin au tribunal de commerce. La décision ne sera connue que vendredi.

Plus que deux jours avant le verdict du tribunal de commerce. Le groupe IPE (Investors in private equity), « une holding industrielle » comme la définit Philippe Nguyen, président d’IPE a été le seul repreneur à s’être présenté pour l’entreprise sous-traitante des Chantiers. Il est d’ailleurs soutenu dans sa démarche par STX et la Région. Pour Loïc Le Frere de la CFDT, « les salariés sont soulagés, même si nous aurions aimé qu’il y ait au moins deux repreneurs potentiels ». Le tribunal de commerce l’a rencontré ainsi que des employés des chantiers Baudet ce mercredi matin mais n’annoncera sa décision que vendredi midi, le temps d’étudier le dossier. Étonnant ? Pas vraiment, c’est le processus habituel. C’est plutôt quand la décision est annoncée directement que ça l’est.
IPE a quatre domaines de prédilection : la logistique, le service aux entreprises, le tourisme/loisirs et le luxe. C’est cette branche que Philippe Nguyen souhaite diversifier et consolider avec les chantiers Baudet. « Nous considérons qu’ils ont un savoir-faire remarquable. C’est un très bel outil et nous souhaitons préserver le plus d’employés possible », ajoute le président d’IPE. Ainsi ce sont 79 employés (dont 76 en CDI) sur les 92 actuels qui vont être gardés : 3 d’entre eux partent bientôt, six sont partis et quatre vont être licenciés. Pas mal dans le contexte actuel. Catastrophique quand on regarde la masse salariale d’il y a 20 ans, 175 salariés ou encore de 2010 où ils étaient encore 124. Pour le coup, ça fait froid dans le dos.

Contrats présents et contrats futurs

a charge de travail de Baudet va jusqu’à décembre : les salariés doivent encore terminer le Divina et le Preciosa (un contrat de près de 4 millions d’euros environ) pour la partie marine ; l’hôtel Cecil à Paris et le restaurant Ciel Paris à Montparnasse pour la partie terrestre. Cette diversification est nécessaire pour la survie de l’entreprise. « Nous n’avons pas trop le choix. Ce sont les Ateliers du Marais qui ont eu le contrat sur l’Europa 2, pas nous. C’est la première fois que ça arrive depuis le début de l’entreprise », regrette Erckmann David de la CFDT.
« Nous attendons la décision du tribunal pour finaliser les contrats », précise Philippe Nguyen. Ce qui est sûr c’est que les chantiers Baudet vont se diriger plus vers un marché terrestre que maritime, une diversification qui a déjà été commencée il y a plusieurs années. Ce sont aussi des marchés européens qui sont visés par IPE. « Nous mettons à disposition des entreprises nos réseaux internationaux », ajoute Philippe Nguyen. Il espère décrocher des contrats dans l’hôtellerie, l’agencement de magasins et encore de salles de réunions. La CFDT espère quant à elle que la construction de deux nouveaux BPC russes se fera à STX et obtenir le contrat. En attendant, ils sont motivés pour reparler du pouvoir d’achat après trois ans de gel des salaires.

Auteur : AP | 28/03/2012 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 29 mars 2012 à 08h24 par REFRACTAIRE a encore frappé !!!
c'est une bonne nouvelle si cela se confirme

la CFDT souhaitait deux repreneurs ? bahhh un c'est mieux que pas du tout, surtout à l'heure actuelle

merci à IPE de vouloir conserver un savoir-faire français

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