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Bousculade et demande de clémence pour les jeunes interpellés au commissariat de police

Pour la seconde fois, des incidents ont éclaté en marge de la manifestation contre le projet de réforme des retraites. Ce mardi, ce sont les jeunes, présents en masse dans le cortège, qui se sont opposés aux forces de l’ordre. Bilan : 14 personnes interpellées et 12 mises en garde à vue, dont 3 mineurs. Le CODELIB (Comité de Défense des Libertés Fondamentales contre les Dérives Sécuritaires), accompagné d’une centaine de sympathisants et syndicalistes, s’est rendu au commissariat plaider la cause des jeunes manifestants. Un rassemblement qui a vu une élue nazairienne blessée dans la cohue.

Les jeunes ont donc pris le relais des syndicalistes dans l’expression violente de la colère et de la revendication. Et 14 d’entre eux, dont 3 mineurs, vont désormais avoir à rendre des comptes à la justice. Cette dernière n’avait pas été tendre avec les manifestants aguerris qui s’étaient fait prendre au jeu des lancers des projectiles et des feux de Bengale, lors de la manifestation du 3 octobre dernier, condamnés à de la prison ferme.

C’est pour leur éviter pareille mésaventure que le CODELIB et des représentants des organisations syndicales ont décidé de se rendre, dans la soirée, au commissariat de police. « Nous souhaitions rencontrer le commissaire pour lui faire part de nos craintes quant aux sanctions que ces jeunes pourraient subir et défendre leurs droits. On a été reçu par un car de flics en ordre de bataille. Nous, on ne souhaite pas l’impunité, mais des TIG devraient suffire à leur faire prendre conscience de leurs actes. Ce ne sont que des gamins ! Si c’est la première fois, on ne leur colle pas deux ou trois mois de tôle », explique Lionel Debray. Ce dernier a finalement rencontré le patron de la police avec Nathalie Bruno, porte-parole du NPA et conseillère municipale.

Mais une autre élue s’est trouvée en mauvaise posture devant le commissariat. Roselyne Amelot, prise dans la bousculade avec les forces de l’ordre, a été blessée. Il n’y avait visiblement pas de volonté de nuire à la conseillère municipale, mais les circonstances de l’incident restent, pour l’heure, mal connues. Elle a été transportée à l’hôpital.

Le CODELIB et les syndicats se sont réunis ce mardi soir, après l’échec de la demande de remise en liberté de « leurs camarades ». Ils se réuniront à nouveau demain pour demander « que la justice renonce à la procédure expéditive de la comparution immédiate ». La tension devrait être vive devant les grilles du tribunal.

Auteur : Yoann Daniel | 12/10/2010 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 13 octobre 2010 à 11h20 par Frédéric ANGELLE, St Marc S/mer
Les jeunes à mon avis peu ou prou concernés par ce débat qui n'est ni plus ni moins la survie du régime par répartition sont manipulés par ces syndicats subventionnés par l'Etat, donc nous ! Maintenant, faire la grève en manifestant doit se faire sans tout casser ou alors, il faut en payer le prix, c'est cela la responsabilité de ses actes ! Sans vouloir être méchant, j'espère que la justice sanctionnera sévèrement ces casseurs.

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