Saint Nazaire Infos

Bienvenue au pays des hommes grenouilles

Le groupe atlantique de plongée 44 (GAP44) organise des plongées d'exploration sous-marine. La découverte de l’univers subaquatique nécessite un entraînement régulier en piscine l’hiver avant de rejoindre les fonds marins. Découverte.

Savoir rester sous l’eau

Le club, plus que cinquantenaire (créé 1956) a  formé de nombreux plongeurs, particuliers, mais aussi gendarmes, pompiers et sauveteurs. C’est plus de 200 licenciés que rassemble l’association à  la haute saison venue.
Basés au Croisic, les adhérents s’entraînent à la piscine Léo Lagrange de Saint-Nazaire le dimanche matin. Les sorties en mer s’effectuent, notamment sur le plateau du Four au large du Croisic. Le club possède un bateau en bois, l’Audrey, une ancienne pilotine acquise en 1990, il sert à convoyer les plongeurs sur zone.
L’un des moniteurs-instructeurs sur les 10 du Gap44 est Michel Fourcade : « Il est important de se maintenir en bonne condition physique, l’eau n’est pas très chaude au large, il y a de la mer et du courant. Les plongeurs doivent être en forme et bien maîtriser  les mesures de sécurité ».
Ce sport de loisirs, un peu magique, qui consiste à rester sous l’eau,  nécessite un certain savoir-faire. N’étant pas né du ventre d’une sirène, l’humain doit s’équiper un minimum à moins d’être du type moine Shaolin ou respirer façon Jacques Mayol et Enzo, (le grand bleu).
(Le record de Jacques Mayol de - 105 mètres (1983), (-120 mètres dans le film), considéré par les médecins dans le film comme une limite absolue, a été pulvérisé depuis 2007, il est la propriété d’Herbert Nistch avec - 214 mètres).
« Les motivations sont nombreuses, le Grand Bleu nous a amené beaucoup d’adhérents, cela devient très vite une passion ».
Mais, nous ne sommes pas là pour faire de l’apnée (même s’il existe une branche apnéiste, dans d’autres clubs).

Nous avons tendance à flotter

Donc, l’homme ou la femme ne sont pas vraiment équipés par la nature pour rester ad vitam aeternam sous l’eau. Il faut donc s’équiper ; la manière la plus courante de pratiquer la plongée de loisir est le scaphandre autonome. Cette panoplie comporte une combinaison, un masque, un tuba, des palmes et un lestage porté sur une ceinture ou dans un gilet. Car, nous autres Terriens, nous avons tendance à flotter (voir le principe d’Archimède).
Démuni de nageoires et de branchies, ce qui fait bien rigoler les poissons, le plongeur va aussi mettre un gilet stabilisateur (direct system) pour respirer via une bouteille de plongée contenant généralement de l’air comprimé à 200 bars. L’air est détendu par un… détenteur pour arriver aux poumons.
Pour Michel Fourcade : « La plongée reste technique, mais sans compétition, il n’y a pas de chrono ».
Un peu désorienté sous la mer, le plongeur va devoir aussi embarquer un manomètre,  un profondimètre, une montre ou un ordinateur de plongée afin de déterminer la profondeur où il évolue et le temps passé sous l’eau. Car, il vaut mieux remonter avant que la bouteille soit vide, ce qui paraît sage. Par précaution, il a toujours avec lui un couteau.

À la découverte d’épaves

Après les séances de formation en piscine, le jeune plongeur devra affronter les moins 32 mètres de la carrière de Questembert dans le Morbihan afin de d’affronter son baptême de mer.
Un guide de palanquée accompagne les jeunes têtards pour le premier niveau de formation, Une fois acquis, l’on pourra descendre jusqu’à 20 mètres, dès le second niveau, on peut évoluer de façon autonome, toujours accompagné (entre 20 et 40 mètres) ; ensuite le troisième niveau permet d’attendre la barre des 60 mètres. Enfin, le 4e niveau accède à une libre autonomie ; mais aucune législation n'existe en la matière ce qui fait dire à notre formateur : « On peut aussi conduire sans permis, à vous d’en mesurer et d’assumer les risques ».
En ce qui concerne cette forme de phobie du vide aquatique, Michel Fourcade relativise : « L’on a accueilli des gens qui ne pouvaient pas mettre la tête sous l’eau et qui sont aujourd’hui moniteurs ».
Exploration, découverte, photographies, étude de la biologie marine sont au programme des sorties groupées à la belle saison, le club qui explore le plateau du Four a recensé de nombreux sites à découvrir sur le site du club. Autre lieu de plongée, l’entré du chenal de Saint- Nazaire « On y trouve beaucoup d’épaves, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’eau est claire » et, d’une manière générale : «  Les plongées sont très colorées au large de nos côtes  », selon Michel Fourcade.
Le club organise aussi des plongées à l’étranger, « Les plus beaux sites sont en Egypte, une destination accessible encore au niveau financier ». Le  Gap 44 va participer à la journée mondiale des océans en juin prochain au Croisic.

Pratique :
Une nouvelle cession de formation va débuter, il reste des places.

Baptême de plongée
Formation sur 8 à 10 séances en piscine, matériel fourni.
On peut louer du matériel,  mais, il est préférable d’avoir son propre équipement.
Conditions : Minimum 14 ans, savoir nager, certificat médical
Entraînement à la piscine Léo Lagrange de Saint Nazaire le dimanche matin. Local d’été sur le port du Croisic.
Plongée en mer tous les week-ends et jours fériés (Avril, juin, septembre et octobre) ; tous les matins en juillet et août (Selon la météo)
Gap44 : 02 40 62 91 83 ; 07 78 63 36 90 ;
http://gap44.fr

 

Auteur : JRC | 23/01/2012 | 1 commentaire
Article précédent : « Portes ouvertes de DIWAN : Degemer mat ar Nazairiens* ! »
Article suivant : « Chimère : le court-métrage qui n’en est plus une ! »

Vos commentaires

#1 - Le 10 juin 2012 à 20h09 par webmaster gap, Saint Nazaire
Merci de noter que l'adresse web officielle du site est www.gap44.fr
(Si vous pouviez corriger l'article, merci)

Laisser un commentaire

*

*

*

*

Les champs marqués d'une étoile sont obligatoires

 Publicité
Audiences annuelles réseau media-web
 Twitter réseau Média Web
Media Web 136, avenue des Ondines 44500 La Baule
www.media-web.fr  |   Nous contacter