Après plusieurs années de concertations et de discussions, l'autoroute de la mer va enfin voir le jour à compter du jeudi 16 septembre. Par sa position géographique, la France est un lieu de transit international important de poids-lourds sur le chemin de la péninsule ibérique. Ce projet s'inscrit dans le réseau transeuropéen de transport (RTE.T). Il est l'un des 22 projets retenus par la Commission Européenne dans le cadre du programme Marco Polo II en 2010. À ce titre, il bénéficie d'un financement de quatre millions d'euros. La France et l'Espagne qui ont sélectionné deux projets ont reçu l'aval de Bruxelles le 27 janvier dernier. Les deux pays pourront subventionner à hauteur de 30 millions d'euros sur cinq ans. Les deux sociétés exploitantes sont les groupements Grimaldi Louis Dreyfus Atlantique -pour la ligne Montoir/Gijon - et la société Autopista del Mar Atlantica - constituée d'Acciona Trasméditerranéa et des ports concernés- pour la ligne Montoir/Vigo. L'union européenne stipule également que le montant des subventions de chaque état à chacun des groupements est limité à cette somme. Elle précise que l'ensemble des aides des deux pays, des subventions communautaires et autres concours publics aux sociétés exploitantes ne devra pas dépasser 35 % des coûts.
Impact environnemental
Le parlement français a donc donné son accord le 30 mai dernier pour l'ouverture de ces deux autoroutes de la mer et désormais tous les feux sont au vert pour l'exploitation de ces deux lignes. André Trillard sénateur UMP de Loire Atlantique et rapporteur du projet de loi de ratification de l'accord précise que trois départs depuis Montoir seront organisés chaque semaine (puis sept). Cette liaison avec Gijon sera donc exploitée par GLD grâce à un navire pouvant embarquer 150 remorques et 800 passagers. La durée de la traversée est estimée à 14 heures L'objectif est bien d'atteindre les 100 000 poids lourds par an d'ici 4 ans. De cette façon, la France et l'Espagne pourront faire face à la croissance permanente des flux transpyrénéens de marchandises en désengorgeant les axes routiers. L'ouverture de cette ligne montre par ailleurs la volonté des états (français et espagnol), et des deux partenaires, ainsi que leur confiance dans la réussite de ce concept d'autoroutes de la mer dont l'impact environnemental est loin d'être négligeable.
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