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Atlanbio est n°2 français de la bioanalyse

Installée sur la Zone de Brais dans un site ultra-sécurisé, l'entreprise Atlanbio a été créée en 2006. Cette société à taille humaine est l'un des fleurons de l'industrie pharmaceutique française et fait la fierté de ses fondateurs Philippe Couerbe et Jacques Girault.
 Philippe Couerbe PDG et co-fondateur d'Atlanbio
Philippe Couerbe PDG et co-fondateur d'Atlanbio

À l'évocation du tissu économique de l'agglomération nazairienne, on pense aux chantiers de l'Atlantique, à Airbus ou encore à Aérolia. Pourtant les PMI-PME constituent pour une large part du bassin industriel local. Il n'y a qu'à se rendre sur la zone de Brais-Pédras pour s'en rendre compte. Au sein de cet important complexe d'entreprises figure Atlanbio. Cette société avec à sa tête, Philippe Couerbe manager général est un maillon du microcosme français de bioanalyse et représente 500 personnes en France. Atlanbio emploie à l'heure actuelle 40 personnes sur le site et réalise 4,5 M€ de chiffre d'affaires(CA). En 2007, dans l'optique de la poursuite de son développement, la société a intégré le Centre International de Toxicologie aujourd'hui CITOXLAB qui occupe la 5e place mondiale dans son secteur d'activités avec 70 M€ de CA. Neuf cents personnes sont employées sur quatre sites implantés à Evreux (27), mais aussi au Canada, au Danemark et en Hongrie.

Un personnel hautement qualifié

Jacques Girault le manager général et co-fondateur d'Atlanbio
Jacques Girault le manager général et co-fondateur d'Atlanbio

Si Atlanbio est reconnue au niveau mondial, sa discrétion sur le plan local suscite la curiosité. Hormis les employés de la structure (60 % de cadres et 40 % non cadres), bien peu de personnes connaissent cette société à la pointe de la recherche en matière de bioanalyse. Philippe Couerbe et Jacques Girault respectivement PDG et directeur général sont tous les deux pharmaciens de formation. Ils nous expliquent leur activité : « Nous intervenons pour une petite part, dans le processus de recherche d'un médicament à usage humain ou animal. Celle-ci consiste à prendre en charge le dossier bioanalytique qui comprend la mise en oeuvre de méthodes de dosage, permettant de doser des médicaments dans des milieux biologiques de natures variées et qui sont prélevés au cours d'études précliniques (animal) ou cliniques (humain) ». L'objectif de ces études est bien précis : « Concrètement, il s'agit d'étudier le transit des médicaments dans un organisme vivant, son absorption (comment il rentre dans l'organisme), sa distribution (où il va dans l'organisme), sa métabolisation (en quoi il se transforme), et comment il s'élimine (la façon dont il sort). Nous sommes des bioanalystes. »

Des clients d'envergure internationale

La population d'Atlanbio est composée à raison d'un tiers d'ingénieurs chimistes, de docteurs d'Etat, biologistes, pharmaciens, tous ont au moins un niveau BAC + 5.  Les deux autres tiers comprennent des techniciens (BAC +2/+3) issus de la chimie ou de la biologie. Tous ces acteurs travaillent sur deux pôles qui correspondent à des techniques très particulières. Il y a celles qui reposent sur de la physiochimie (méthode de chromatographie) et celles qui concernent des principes de réponses biologiques (techniques immunologiques).
Qui fait appel à Atlanbio ? « Nos clients sont principalement les industries pharmaceutiques et vétérinaires dont cinq sont dans le top 10 mondial. je citerai notamment : Sanofi, ou Bristol Myers Squibb. Aujourd'hui, 65 % des travaux effectués chez Atlanbio sont exportés à l'échelon mondial, notamment aux Etats-Unis, au Japon, mais aussi en Europe. »

Des locaux hyper-sécurisés

En décembre 2010 pour faire face à la croissance de l'entreprise, la société de Philippe Couerbe et Jacques Girault a dû déménager de quelques mètres dans un local de 1 800 m2. Cette mutation a également coïncidé avec le besoin de mettre en place de nouvelles technologies. Pour des raisons que l'on comprendra aisément, le lieu est ultra-sécurisé et particulièrement confidentiel. Philippe Couerbe explique les raisons de ces mesures : « Nous travaillons actuellement sur des molécules qui seront potentiellement les médicaments du futur. Ce qui revient à dire, que nous participons activement à une meilleure connaissance de leurs comportements. Bien évidemment, nos recherches sont assujetties à des contrats de confidentialité. » Plus précisément, le mystère qui entoure les travaux s'explique par le fait que les laboratoires confient les résultats de leurs recherches et développements internes afin qu'ATLANBIO évalue le comportement de ces nouveaux produits. « Nous portons une lourde responsabilité et nous détenons des secrets qui sont propres aux nouvelles entités chimiques. Nous avons une spécialisation sur les antiviraux (Sida, hépatite), anticancéreux et anti-Alzheimer. »

Un bâtiment basse-énergie

Pour mener à bien leurs travaux, les dirigeants d'Atlanbio investissent en permanence dans les nouvelles technologies. C'est incontestablement, l'unique moyen de poursuivre le développement de la société, mais aussi de maintenir et d'acquérir la confiance des clients. « Il y a quelques semaines, début septembre, nous venons d'acheter un spectromètre de masse de toute nouvelle technologie. Atlanbio est le seul sous-traitant à disposer actuellement de cet appareil dont l'acquisition nous a coûté 400 000 euros. Sur l'ensemble de l'entreprise, le montant général des équipements s'élève à plus de 6 M€. Au sein de son bâtiment, Atlanbio a également une salle de stockage avec des dizaines de congélateurs. Ceux-ci contiennent les échantillons prélevés au cours des études avant analyse. Même s'il n'est pas approprié de parler de valeurs marchandes, on peut considérer que les projets renfermés dans ces congélateurs représentent un montant colossal : « Il y a environ ici, l'équivalent de 120 M€ d'études qui sont sous surveillance 24h/24h. En effet, ici rien ne peut s'arrêter, même en cas de coupure de courant. Un générateur prend la suite et nous avons une autonomie de dix jours. Tout est hypersécurisé. » Quant au bâtiment lui-même, il a été élaboré avec un système de basse énergie : « Il répond aux exigences environnementales de nos clients et des autorités de tutelle. » Le potentiel de cette structure est actuellement loin de sa pleine mesure, malgré le lourd investissement qu'il a nécessité : « On s'est donné un outil de travail évolutif qui nous permettra dans un avenir proche de travailler avec 60/65 personnes, sachant qu'à ce jour nous traitons environ 180 projets par an ».

Auteur : YE | 08/10/2011 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 08 octobre 2011 à 17h59 par Jean-Louis garnier
Voila une entreprise et des entrepreneurs qui apportent à notre ville une image et un dynamisme bienvenu.
Je l'avais visitée, il y a quelques semaines, à l’invitation de son PDG ; j'avais été frappé par le niveau d'excellence scientifique qu'on y rencontre!

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