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Agora de la jeunesse: les propositions

Après plusieurs semaines de discussions et de débats de proximité dans plusieurs types de structures, les propositions des 12-25 ans ont été synthétisées et restituées samedi lors de l’Agora de la jeunesse à la maison des associations. Prochaine étape: les Assises de la jeunesse le 10 décembre avant l’élaboration du Projet Éducatif Local qui sera voté au conseil municipal au mois de mars.
Simon, un des porte-parole du groupe de travail de l'OMJ
Simon, un des porte-parole du groupe de travail de l'OMJ

460 jeunes Nazairiens ont pris la parole lors des débats de proximité qui se sont déroulés dans les maisons de quartier, l’OMJ, ou encore les collèges et les lycées depuis la rentrée. 60 porte-paroles ont été désignés pour rassembler les témoignages et les propositions, et dégager les principaux axes dans les trois parties définies à l'origine : Vivre ensemble, vivre bien et vivre autonome.

L’emploi, le transport, le logement au cœur des préoccupations

Christophe Cotta, Conseiller municipal en charge des politiques de la jeunesse
Christophe Cotta, Conseiller municipal en charge des politiques de la jeunesse

Les propositions ressemblent parfois à un catalogue à la Prévert où il y a à boire et à manger, mais les grandes tendances mettent en évidence un besoin de reconnaissance de la part des adolescents et jeunes adultes qui se sentent souvent exclus, non reconnus, non informés et mésestimés, principalement ceux vivant dans les quartiers. Ils demandent à avoir plus de facilités et de moyens pour échanger avec les élus, et surtout que leur parole soit prise en compte. «Nous sommes bien conscients qu’il y a des lacunes de ce côté-là » explique Christophe Cotta, conseiller municipal chargé des politiques de la jeunesse. «Nous devons trouver un moyen de communiquer et de construire dans le temps. Il faut trouver le bon espace-temps. Une discussion d’une demi-heure dans un bureau c’est fini. Les réseaux sociaux peuvent être une bonne alternative. On travaille sur ces questions. »

Autre sujet: la police
«On en a marre des contrôles au faciès » argumente Simon. «Dès qu’on a les cheveux longs ou crépus, qu’on porte des rangers ou un sarouel on est contrôlé. Alors que le mec en costard cravate du lycée Sainte-Anne ne sera jamais inquiété. D’une manière générale, nous avons tous les mêmes problèmes: l’emploi, le logement pour trouver notre place dans la société. Le transport aussi c’est pas le pied, trop cher avec des horaires de bus souvent inadaptés. Comment rentrer dans son quartier après 23 h 30 ou minuit ? » D’ailleurs la question du transport et de la mobilité a enflammé les débats et a nourri de multiples propositions: mieux adapter la ville aux deux-roues, créer un Vélib’ avec un tarif , la gratuité des bus lors des grandes manifestations culturelles et musicales, développer les navettes Saint-Nazaire-Pornichet-La Baule-Guérande, une aide financière pour passer le permis de conduire, etc..

Saint-Naz ? C’est mort !

Autre grief, le manque d’animation dans la ville. Les jeunes réclament des bars-ambiance, des cafés-concerts, une discothèque digne de ce nom. Ils veulent aussi des têtes d’affiche proches de leur univers au Vip, être associés à la programmation, un lieu dédié aux pratiques de rue, développer les événements sportifs et culturels sur le front de mer.
Toutes ces propositions et ces interpellations seront débattues le 10 décembre de 9 h 30 à 13 heures lors des Assises de la jeunesse à la maison des associations. Le débat sera ouvert à tous. Le message de Christophe Cotta est clair pour ce jour-là: «Lâchez-vous ! Allez au bout de vos idées ! Ne vous censurez pas ! Les adjoints au sport, à la culture, aux transports, au logement seront là pour vous écouter. Ce sera le moment ou jamais de vous faire entendre. » Certains jeunes se montrent néanmoins sceptiques. Ils craignent une grand-messe sans lendemain. «Ce genre de ramdam c’est un peu la politique pour les nuls. Maintenant on attend de voir en espérant ne pas être les dindons de la farce. » Mais Christophe Cotta se veut rassurant: «Il ne s’agit pas d’un coup pour se faire plaisir, mais pour construire un processus. Nous avons désormais une obligation de réponse. Je ne dis pas que nous dirons amen à tout, mais nous ne ferons pas la sourde oreille. Ça, c’est promis. »

 

Auteur : GG | 20/11/2011 | 0 commentaire
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