Saint Nazaire Infos

26es semaines d'information sur la santé mentale

Le thème national retenu cette année est « être adolescent aujourd'hui » pour aborder les maladies mentales. Hauts et bas sont-ils des étapes normales de développement ou des signes de troubles psychiques ?
Les soignants du pôle psychiatrie et l'assocation La Couronnée
Les soignants du pôle psychiatrie et l'assocation La Couronnée

Du 16 au 29 mars les débats des semaines d'information sur la santé mentale porteront sur les adolescents.
Les objectifs de ces semaines sont de sensibiliser le public, informer, rassembler les proffessionnels et les usager, aider aux développement des réseaux de solidarité de prévention et faire connaître les lieux et moyens ainsi que les personnes capables d'apporter du soutien.

La cité sanitaire participe à cet événement, occasion de faire connaître trois associations partenaires qui travaillent à la place de l'usager dans la société :le Phare, La Couronnée, et Air.
« Ce sont des associations soignants-soignés » expliquent les représentants de La Couronnée qui compte près de 80 adhérents. Les association sont reconnues comme des outils de soins, un complément, une interface avec le onde extérieur, par exemple e cinéma, le théâtre. « On accompagne, on travaille sur l'estime de soi, sur l'autonomie », donner envie de faire, aller vers l'extérieur.

Les ados

Selon le docteur Christian Haulle, pédo-psychiatre environ 15 % des ados traversent des périodes difficiles mais « ils ont une grande capacité à récupérer ». Ils sont des « observateurs et des révélateurs  de la société des adultes », ils sont « perméables à tout ce sont des éponges ». Le médecin explique que pour un ado, il faut se risquer, que c'est un moment de tension. S'il refuse de donner une longue liste des indicateurs, il indique cependant que des changements brutaux de comportement, un repli ou une désocialisation profonde, avec un isolement persistant peuvent interroger les proches. Et d'ajouter qu' « il y a du monde autour des ados, les enseignants, la famille, les copains, le sport, les réseaux sociaux». Il précise que les ados « ont un grand appétit à parler avec des adultes cohérents, solides à la fois dans la proximité mais étrangers aussi ». Les addictions ? « dans une société de performance, la prise de médicaments, fumer, boire de l'alcool se situe dans le passage à l'acte, dans « l'agir » ». On rêve d'indépendance, on risque de devenir... dépendant. La prise d'alcool chez les jeunes n'est jamais banalisée, elle peut être un indicateur de souffrance.
Le suicide ? S'il suscite des débats intenses et traumatise l'entourage, il reste heureusement rare, « on reste dans la prise de risque, mais il ne faut pas oublier que les suicides les plus nombreux s'observent chez les personnes âgées ».

Les ados sont reçus sur rendez-vous souvent après avoir pris contact avec un des centre médico-psychologiques. Leurs difficultés ont été repérées par la famille, l'école, le médecin généraliste. Il faut apprivoiser, faire accepter les soins, mais l'optimiste docteur Haulle sourit, «  Une fois les premiers ''je n 'ai rien à vous dire, je viens parce que mes parents m'envoient...les ados ils adorent les psys !». La plupart du temps le traitement est ambulatoire.
Le centre hospitalier traite environ 1800 jeunes par an dont 300 qui doivent être hospitalisés.
Les soignants déplorent cependant le manque de places pour accueillir les jeunes patients, en pédiatrie ce n'est pas toujours facile pour les « plus grands » et avec les adultes ce n'est pas toujours souhaitables non plus.

CMP le Capp – 57 rue Michel Ange – Heinlex - Saint-Nazaire– Tél. : 02.40.90.75.10

Le programme :

- jeudi 19 mars 2015
Soirée d’informations et d’échanges
Le rôle des professionnels de santé dans l’accueil et accompagnement des adolescents
20 h 00 - salle glénan, hall du centre hospitalier de Saint-Nazaire
Réservée aux médecins généralistes

Journée porte ouverte du centre médico-psychologique et de l’hôpital de jour
de 9h00 à 17h00 - 12 rue de l’horizon à Saint-Michel Chef Chef
Gratuit - Ouvert à tous

- du lundi 23 mars au dimanche 29 mars
Exposition des créations des patients et des ateliers thérapeutiques
Self du site d’Heinlex - 57 rue Michel Ange à Saint-Nazaire
Gratuit - Ouvert à tous.

- mardi 24 mars 2015

Comédie burlesque « Le roi absurde » 20 h 00 - théâtre MJC, place des Salines à La Baule.
Des patients comédiens amateurs dirigés par un metteur en scène professionnels offrent chaque année un spectacle de grande qualité. Faire vite pour réserver !
Tarif : 5 euros - Réservation au 02 40 19 13 82.

- jeudi 26 mars 2015

Projection d’un documentaire « On est en bad » suivi d’un débat
10h00 - salle Jacques Tati, 33 Boulevard Victor Hugo à Saint-Nazaire
Gratuit - Ouvert aux professionnels, aux usagers et aux familles.

Projection d’un film Baby balloon suivi d’un débat
20h30 - salle Jacques Tati, 33 Boulevard Victor Hugo à Saint-Nazaire
Tarif normal : 6 euros - Tarif réduit (sous conditions) : 5 euros - Ouvert à tous.

On note que la plupart des manifestations sont ouvertes au public.

Le partenariat avec la salle Tati

Chaque premier vendredi du mois à 15 h 00 un film est choisi dans la programmation et fait l'objet d'un Ciné café, ouvert à tous. Les « soignés »  y sont accueillis et participent à un débat, avec tous ceux qui veulent s'y joindre.

Pour cette semaine c'est le beau film belge Baby Balloon qui a été retenu.

Baby balloon
de Stefan Liberski - Belgique - juillet 2014 - couleur • 1 h 24 avec Ambre Grouwels, César Domboy, Pauline Parigot...

À 18 ans, Bici est une jeune femme ronde et pleine de talents qui chante dans un groupe de rock. Elle dissimule son mal-être derrière un tempérament de feu et une présence scénique indéniable. Secrètement amoureuse de Vince, le guitariste de la bande et son ami d’enfance, elle jubile lorsqu’un moment intime naît enfin entre eux.
Une erreur selon Vince qui fréquente bientôt Anita, une jolie fille revenue du Pérou où elle était bénévole pour une association humanitaire. Tour à tour perdue, découragée, en colère ou combative, Bici essaie d’abord d’éloigner l’importune avant de réaliser que celle- ci n’est pas la véritable cause de ses tourments...
« Voici un film très « belge » : le seul cinéma actuel à mêler avec naturel un hyperréalisme à des bons sentiments à l’italienne, style Vittorio De Sica. Comme son confrère Felix Van Groeningen dans La Merditude des choses, Stefan Liberski filme de petites gens pas vraiment fins, ni délicats, mais au cœur gros comme ça : des rescapés, toujours vaillants, d’une société en friche. Les effets de la crise mondiale, on la sent dans les paysages industriels sinistrés que traverse l’héroïne. Dans le personnage de la mère, aussi, saisie de « fièvre acheteuse ». Autre médoc antistress : l’humour. Belge, forcément : moitié provoc, moitié dérision. Modeste et rythmé, le film repose sur l’entrain et le naturel d’Ambre Grouwels. Bici se déguise en lapin rose, couvre de couleurs son visage pour tenter de masquer son corps, rit beaucoup, pleure un peu devant l’échec de son amourette adolescente. Et elle chante... Sur scène, face au public, elle ressemble, brusquement, aux héroïnes des mélos d’autrefois, sauvées par leur art : Judy Garland dans Une étoile est née, Barbra  Streisand dans Funny Girl... ». Pierre Murat – Télérama
« Une chronique du complexe adolescent, qui, grâce à la fraîcheur acidulée de l’actrice Ambre Grouwels, accroche le cœur ». Mathieu Macheret – Le Monde


 

Auteur : LY | 17/03/2015 | 0 commentaire
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