Saint Nazaire Infos

147 ème cercle du silence à Saint-Nazaire contre une immigration jetable

Plusieurs centaines de milliers de personnes vivent en France sans statut, sans papiers et sans perspective de régularisation.

Elles n’ont le droit ni de travailler ni de se loger ! Le travail des associations chargées de l’hébergement d’urgence est intenable. Et comment s’intégrer avec la peur d’une obligation de quitter le territoire, en allant chercher les enfants à l’école ou en se rendant au travail ?

Pourtant, elles contribuent à l’activité économique et à la vie sociale. Elles font la plonge, nettoient les bureaux, œuvrent dans le bâtiment et les travaux publics, pétrissent le pain, découpent la viande, ramassent les déchets, gardent les enfants, prennent soin des personnes âgées, assurent la sécurité, cueillent les fruits, préparent les commandes et les livrent etc. etc.

Elles sont les "premiers de corvées". La simple morale nous interdit de les ignorer. Comme nous tous, elles aspirent à l’égalité, à la fraternité, à la liberté.

Faire société, c’est refuser leur invisibilisation. C’est pourquoi nous refusons le projet de loi "pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration" porté par le ministre de l’Intérieur. Ce projet amoindrit leurs droits fondamentaux, les précarise davantage, aggrave les conditions de vie de familles entières, renonce à toute ambition d’accueil et d’intégration.

Il est de notre devoir d’accueillir en particulier ceux qui fuient des conditions de vie devenues insupportables pour des raisons politiques, économiques ou climatiques.

Il faut défendre le droit à la régularisation pour toutes les personnes présentes sur le territoire, avec des titres de séjours pluriannuels débouchant rapidement sur le statut de résident.

21 janvier 2023 à Saint-Nazaire, Esplanade des Droits de l’Homme,

chaque 3ᵉ samedi du mois de 15 h. à 16 h.

17/01/2023 | 6 commentaires

Vos commentaires

#1 - Le 17 janvier 2023 à 13h22 par Michele Adam, Pornichet
Immigration jetable
Gouvernement passable.

Le premier passeur c'est le gouvernement.

" et faut ben qu'ceux d'la politique
Y s'gagnent eun' popularité
Or, pour ça, l'moyen l'pus pratique
c'est d'chialer su' la pauvreté".
( Jehan-Rictus).
Pour chialer sur la pauvreté il faut d'abord la générer et puis après on joue le sauveur.
A coup de ristournes pour les uns et à coup de pied au cul pour les autres.
#2 - Le 17 janvier 2023 à 15h17 par DJW
C'est là l'un des gros problèmes de notre gauche et de ces associations qui sont purement immigrationnistes sans le dire, sans l'assumer: celui de considérer que n'importe quel individu se trouvant sur le territoire FR doit être régularisé, illico.

C'est à dire que même l’immigration illégale, pour un motif quelconque autre que la guerre, la persécution est devenu valable. Il n'y a donc même plus lieu d'étudier les demandes: elles doivent être de facto acceptées si on croit ces associations.

C'est un délire qui va à l'encontre même du droit d'asile et des règles d'immigration qui sont strictement définies et encadrées par la loi. Un délire qui va aussi à l'encontre du peuple FR qui souhaite une protection plus forte à ce niveau-là, sans rejeter pour autant l'immigration, légale, qui nous est bénéfique.

Comment penser un instant que ces positions portées depuis 30 ans ne contribuent à alimenter un vote de défiance, de peur, au profit de l'extrême-droite ?

Il est urgent de sortir des directives Européennes qui imposent aux pays de l'UE de purger tous les recours avant d'expulser un individu, obligeant à laisser les immigrés en totale errance sur le territoire, condamnés à survivre par la délinquance et les réseaux de bandits.

L'immigration est une chance pour la France mais l'immigration illégale, telle qu'elle est traitée est un fléau par ce qu'elle impose en premier lieu aux migrants et par ce qu'elle déstabilise au niveau de la société.

Plus de centre de rétentions, plus de moyens pour étudier les demandes et raccompagné ceux qui n'ont pas de motifs valables pour demeurer sur le territoire FR. On ne peut regretter la dérégulation de l’État Français d'un côté tout en souhaitant une dérégulation de l'autre en ce qui concerne l'immigration, la gauche doit en finir avec ça. Surtout qu'elle fait clairement le jeu des néolibéraux et de son armée de réserve du capitalisme, comme le montre la volonté de créer un statut spécial pour la restauration, entre autre.
#3 - Le 18 janvier 2023 à 21h00 par Michele Adam, Pornichet
# DJW: Je conteste vos propos: " c'est l'un des gros problèmes de notre gauche".
DJW je ne suis pas de gauche. Je me suis même par le passé, affirmée à droite et j'ai été cadre d'un parti politique de droite. Et cependant je m'incline et exprime tout mon respect aux associations. Toute ma reconnaissance aux bénévoles. Ils comblent les carences de l'Etat. Un état pour lequel l'immigration n'est pas une priorité.
Les associations, les bénévoles respectent la loi dans le sens où ils portent assistance à personnes en danger. En danger de mourir de faim, mourir de froid, mourir d'inexistence.
Les personnes en danger ce sont les migrants abandonnés dans une errance administrative perverse .On les a laissé entrer avec une puante hypocrisie puis on rend impossible leur régularisation. Les personnes en danger ce sont aussi les citoyens qui les accueillent avec la peur de ces inconnus qui viennent manger le pain des Français à une période où les boulangers mettent la clé sous la porte. Les gens ont peur de ce ( ceux) qu'il ne connaisse(nt) pas. Les associations tentent de rassurer tout le monde: accueillis et accueillants.
Vous parlez de motifs valables d'immigration. Quels sont les motifs valables des français qui partent à l'étranger?
Délire dites-vous? qui délire?
Si notre patrie abandonne les migrants, de fait pour manger ils devront se soumettre aux lois des bandits. En ce sens l'incompétence et l'indifférence du gouvernement sur ce sujet viennent nourrir l'insécurité.
#4 - Le 19 janvier 2023 à 11h05 par Monsieur Hulot de Pornichet , Pornichet
Visionnez le sketch de Fernand Raynaud de 1972 : je suis douanier;

Jamais ce sketch n’a autant été d’actualité : l’étranger est boulanger !
#5 - Le 27 janvier 2023 à 19h24 par DJW
#3

Bonsoir Madame Adam,

Le fait que vous soyez de droite n'invalide pas mon propos sur la gauche pour autant. Par ailleurs, il n'a jamais été question de remettre en cause l'action humanitaire des associations, ni même d'occulter le fait qu'elle prenne le relais d'un État, carencé à ce sujet.

Toutefois, le propos est de souligner que derrière l'humanisme évident - et salutaire - de ces associations se cache aussi une idéologie plus politique, qu'on qualifiera d'immigrationniste, mondialiste, sans-papieriste. Comme vous voulez.

Vous parlez "d'hypocrisie puante", vous avez bien raison. Toutefois vous ne semblez pas remettre réellement en cause le système pour autant: 30 ans à militer activement à droite, pour des partis politique pro-UE, qui ont expressément créé cette situation d'errance mais aussi des partis politiques qui ont déstabilisé militairement des pays stables comme la Libye, je reste dubitatif quant à votre capacité à lier cause et conséquence, sans vouloir vous offenser.

Le fait de laisser entrer des gens dont on sait qu'ils seront pas régularisables, c'est le fruit des directives européennes qui vont en ce sens: le délit de séjour irrégulier est quasi-aboli, on doit purger X recours avant de signifier à un individu en totale errance qu'il n'a rien à faire ici. Une belle usine à gaz technocratique hors-sol. Avez-vous lutté contre ces directives Européennes au de l'UMP, d'En Marche, du parti libéral de J-M Bockel ? J'en doute.

Concernant les motifs valables d'immigrations, je vous renvoie à la législation claire et limpide du pays pour lequel vous avez eu, parfois, mandat. L'immigration pour motif économique est parfaitement encadrée, de la même manière qu'elle l'est pour les Français s'expatriant à l'étranger. (d'où le côté complètement non avenu de votre saillie à leur encontre...)

La critique se concentre plutôt sur ceux qui veulent régulariser, sans condition, sans étude préalable, n'importe qui se pointant à la frontière française, comme un dû
#6 - Le 31 janvier 2023 à 19h35 par Michele Adam, Pornichet
#5
Chère Madame ou Monsieur DJW, le ton de votre réponse pourrait aisément m'inciter à me justifier.
Ce site n'étant pas un lieu de stip-tease
( en référence à la série documentaire),
Je me contenterai de vous répondre ceci:
je n'ai pas attendu les partis politiques pour agir sur ce sujet.
Il y a 50 ans j'ai épousé une profession dont le coeur de métier était l'intégration de tous les jeunes et par ricochet de leurs familles. Y compris ,donc, les jeunes étrangers.
Lorsque vous évoquez le positionnement des politiques et autres acteurs immigrationistes, mondialistes,sans-papiériste face aux dispositions européennes, je vous réponds: pour alimenter un système pervers il faut être plusieurs.
L'immigration c'est comme le dérèglement climatique: cela fait 50 ans qu'on en parle mais rien ne change car on a besoin de ces sujets qui font fonction de diversion et qui nous écartent de sujets encore plus graves en mettant en avant des boucs émissaires qui permettent à beaucoup de s'ériger en sauveurs.
Papiers? statuts? dans la réalité législative actuelle oui bien sûr...
Mais si on osait l'utopie et sortir du cadre on positionnerait en vrai objectif
le droit au projet pour tous, français et étrangers.
L'instruction, la formation, l'apprentissage ( dans toutes branches), accompagnés de réponse aux besoins primaires ( on nourrit les étudiants et les apprentis) devraient être un droit sans condition administrative.
Une fois la qualification acquise, une fois le pied à l'étrier de son projet viendrait alors le temps du choix du lieu de sa vie.
Tous les métiers ont besoin de têtes et de bras. Tous les pays ont besoin de ressources humaines.
Ni la loi à venir ni la loi existante n'apportent une réponse sérieuse.
"Accueillir, un des plus beaux mots de la langue Française devient tabou lorsqu'il s'adresse à l'étranger... Ces hommes, ces femmes, ces enfants ne sont ni des quotas, ni des marchandises ni des chiffres" (Etienne Pinte, propos recueillis par Didier Dubasque 2018).

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